vendredi 15 octobre 2010

Les mesures d'alcool


A quoi bon etre barman si t'as pas un minimum d'oeil pour savoir comment doser la préparation de ta boisson?

A quoi bon avoir des mesures qui ne sont pas lavées apres chaque utilisation et on finit par avoir un drink qui ne ressemble plus a rien?

A quoi bon - surtout- avoir des mesures pour le vin (la on nage dans le délire complet) alors que c'est tout de meme pas sorcier de savoir ou s'arreter avec un verre de vin?

Délire.

Enfin, je dis ca mais je dis rien.

jeudi 14 octobre 2010

L'immeuble de Peerless St - Reloaded

Je me suis arreté devant lundi soir en rentrant du boulot. Je me suis mis a prendre des photos avec mon portable (d'ou une qualité moyenne) pendant un bon moment - je voulais etre sur de capturer toute coloration possible.

Pendant que je faisais ca, d'autres gens se sont arretés et ont fait pareil.

A la fin on devait etre cinq a prendre des photos. Les miennes sont les plus belles et je vous les livre une par une. Enjoy.







Délire.

Enfin, je dis ca mais je dis rien.

mercredi 13 octobre 2010

London gets more French than I can possibly bear



Dans la rue une femme traine son gosse par la main et cherche "ce resto recommandée par le Routard qui doit pas etre loin".

Au McQueen, Severine me prépare des Dirty Martinis de la mort.

Le East End, bastion de la culture alternative anglaise et des valeurs qui ne sont pas les notres, est en train de succomber aux Francais qui en ont marre de payer une fortune a l'ouest pour vivre dans des ghettos truffés de "boulangeries" (a prononcer avec un "an" tres ouvert, a l'anglaise, comme un ane).

Je parcours l'expo "Surreal House" au Barbican et je me dis que les Anglais auraient bien aimé avoir des sous-titres ou alors ils sont devenus bilingues en francais (mais j'en doute fort). 

J'ai un voisin Francais.

Jean Nouvel vient d'achever un centre commercial juste en face de Saint Paul.

Je suis en train de lacher mon appart qui va etre loué par des Francais.

Dans le bus 214 direction Liverpool St, un type chuchotte au téléphone "zis iz not a problem, we can stay at my mozer's 'ouse zis weekend".

Je vais dans un appart actuellement habité par des Francais qui a failli etre vendu a des Francais (mais dont la vente a capoté, a l'anglaise).

Au boulot, si tu veux avoir un espresso, tu vas avec ta capsule Nespresso voir les Francais et leur machine cachée entre deux desks.

Le Bleeding Heart et le Clos Maggiore sont des restos de nom tres réputé et francais comme leur nom ne l'indique point.

Au supermarché je m'achete de l'emmental "Président" et du "Saint-Augur".

Londres, vécu -et écrit- a travers les yeux d'un (presque) Francais.

Délire.

Enfin, je dis ca mais je dis rien.

lundi 11 octobre 2010

Vu dans une expo au Barbican

Mais que veut dire l'artiste?


Délire.

Enfin, je dis ca mais je dis rien.

vendredi 8 octobre 2010

Le nettoyage de printemps (et les profiteurs collatéraux)

Pour des raisons diverses et variées, je fais le tri dans mon (mes) armoire (s) et me débarasse d'une bonne partie de chemises, pantalons et chaussures.

A coté des bennes de recyclage au bout du petit square en face mon appartement, il existe un container pour déposer des vetements pour les pauvres.


En arrivant, je remaque qu'il est plein. Je laisse ainsi les vetements sur le coté, dans des sacs.

Je vais dans le pub d'en face, commande une biere (qui faisait partie des deux verres par semaine déclarés a Norma) et je sors la déguster dans la rue.

15 minutes plus tard, une bande de jeunes bien sous tout rapport passe a coté de la bene. Vu l'heure tardive, ils n'ont certainement pas sucé que des glacons mais on ne peut pas leur en vouloir, c'est le triste sort des Londoniens et ce n'est certainement pas moi qui vais leur jeter la premiere pierre. Ils remarquent les fringues, s'arretent et commencent a fouiller dans les sacs. Et la, au vu des marques (deux-trois trucs italiens sans prétention que j'ai acheté a la sueur de mon front), ils commencent a s'extasier au point de crier de joie et de se mettre a sautiller dans tous les sens. Et petit a petit, ils se désapent, comme ca, dans la rue, restent en sous-vete, et commencent a essayer tout vetement, voire meme les chaussures. J'aurais laissé un sac avec mes vieux slips, je suis sur qu'ils se seraient mis a poil.

Je suis parti avant qu'ils n'aient terminé leurs essayages. Je n'avais meme pas fini ma biere (l'heure est grave).
Je ne sais pas si je suis content que mes vetements donneront de la joie a quelqu'un d'autre.
Je ne sais pas si j'ai eu suffisemment de temps pour me dire que ces vetements n'etaient plus les miens et advienne qui pourra.
Je pense etre plutot perplexe que des gens, hostensiblement pas dans le besoin, s'approprient de quelque chose destinée pour ceux qui le sont.
Et puis merde.

Délire.

Enfin, je dis ca mais je dis rien.

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